Prime régionale de scolarité : les raisons d’un vote contre

8 juillet 2011

Les élus régionaux Europe Ecologie Alsace saluent le relèvement de la Prime régionale de scolarité qui répond en partie aux soucis des familles face au surcoût des manuels provoqué par la réforme des programmes.

Ils condamnent cependant la logique budgétaire qui gouverne cette décision. Celle-ci est en effet financée par la réduction forte de l’aide aux élèves des sections professionnelles, par la suppression de l’aide aux post-bac (essentiellement des BTS) et par la suppression de l’aide à l’équipement pour l’essentiel des élèves des sections technologiques.

Même si l’exécutif régional a évolué en séance en entendant une part des arguments des écologistes pour les élèves de CAP et de Bac pro, il a maintenu la dégradation globale qui va les frapper.

Si les élus écologistes comprennent la satisfaction d’une partie des parents d’élèves, ils n’acceptent pas qu’elle soit obtenue au prix d’un désengagement net à l’égard du professionnel et du technologique. C’est finalement plus d’un quart des bénéficiaires qui seront pénalisés (4800 sur un total de 17111 si l’on considère les chiffres 2010) et qui sont bien souvent les élèves les plus fragilisés et venant de milieux les plus modestes.


Conseil d’Alsace : les interventions des écologistes

18 mai 2011

Le 7 mai, le Conseil Régional d’Alsace s’est réuni en séance plénière pour débattre du projet de Conseil unique d’Alsace.

Retrouvez les interventions des conseillers régionaux Europe Ecologie Alsace

- Jacques Fernique : déclaration générale
– Andrée Buchmann : pour une Alsace bilingue, rhénane, européenne, ouverte et en dialogue avec le monde
- Antoine Waechter : la mise en cohérence des compétences
- Jean-Marc Riebel : la gouvernance et la place des territoires
- Sylvie Grucker : la représentativité : proportionnelle et parité


Fermeture de Fessenheim : Philippe Richert et l’UMP rejettent la motion

18 avril 2011

Notre intergroupe a présenté une motion en Commission permanente demandant la fermeture de Fessenheim (texte joint). Après les cantons de Bâle, celui du Jura, le Conseil Régional de Franche-Comté le Bade-Wurtemberg, il fallait que les élus d’Alsace se positionnent sur cette question majeure.

A la lumière de la catastrophe de Fukushima, de l’ancienneté de la centrale alsacienne et des pannes qui s’y multiplient, nous demandons l’arrêt de la centrale et sa reconversion en site pilote de recherche et développement sur le démantèlement. Ce projet permettrait de garantir des emplois dans notre région et de positionner l’Alsace sur une activité de pointe anticipant dès maintenant les besoins à venir en démantèlement de centrales.

Comme le Gouvernement, la majorité régionale est demeurée sourde à ces arguments, toujours dans l’idée que la compétence technique était un gage de sûreté absolue, sans entendre les doutes et les inquiétudes croissants de nos concitoyens. Les standards de sécurité datant de la construction de Fessenheim sont aujourd’hui dépassés et nous ne  tolérons pas ce risque dans notre Région.

Bien sur, toute expertise et toute réévaluation du risque sera bonne à prendre mais la réticence du Gouvernement à accepter un protocole et des experts européens fragilise d’emblée la crédibilité et la transparence de cette démarche.

Il faut savoir arrêter une centrale, d’autant plus vulnérable qu’elle est en fin de vie, d’autant plus coûteuse en maintenance et en réinvestissements. C’est l’intérêt, la sécurité et la modernité énergétique de l’Alsace qui est en jeu : nous déplorons que la majorité régionale n’ait pas su aujourd’hui en prendre la mesure.

Prop Motion Fessenheim_20110401


Conseil d’Alsace : représentation de la pluralité et de la diversité

18 mai 2011

Retrouvez l’intervention de Sylvie Grucker sur l’importance du principe de parité et sur le besoin de proportionnelle au sein du Conseil d’Alsace.

conseil d’alsace Mode Scrutin SG 20110507


Conseil d’Alsace : gouvernance et place des territoires

18 mai 2011

Voici l’intervention de Jean-Marc Riebel qui revient sur la place des territoires dans le futur Conseil d’Alsace

conseil d’alsace territoires_JMR_20110507


Conseil d’Alsace : une région bilingue, rhénane, européenne, ouverte et en dialogue avec le monde

18 mai 2011

Voici l’intervention d’Andrée Buchmann sur le Conseil d’Alsace et son implication dans l’espace rhénan.

espace rhenan_AB_20110507


Conseil d’Alsace : la mise en cohérence des compétences

18 mai 2011

Vous trouverez ci-dessous l’intervention d’Antoine Waechter lors de la séance du Conseil Régional consacrée au Conseil d’Alsace

conseil d’alsace Competences AW 20110507


Conseil d’Alsace : position du Groupe écologiste

18 mai 2011

Retrouvez ci-dessous l’intervention de Jacques Fernique sur le Conseil d’Alsace sur la vision des écologistes de l’avenir des collectivités.
Conseil d’Alsace_ Jacques Fernique


Train de déchet nucléaire en Alsace 2-3 mars

13 avril 2011

Les 2 et 3 mars, dans la plus stricte opacité, un train emportant des déchets nucléaires suisses traversera plusieurs régions françaises

Mercredi 2 et jeudi 3 mars, un train transportant des déchets nucléaires suisses va traverser la France d’ouest en est. Trois conteneurs CASTOR transporteront ces déchets suisses qui ont été «traités» à l’usine Areva de la Hague.

Acheminés en camion de la Hague à Valognes, les déchets nucléaires suisses quitteront le terminal ferroviaire de Valognes, dans la Manche, à 14h06, pour rejoindre celui de Würenlingen en Suisse (Canton d’Argovie) où se trouve le centre d’entreposage Zwilag, leur destination finale.

Ce train traversera la Basse-Normandie, la Haute-Normandie, la Picardie, la Champagne-Ardenne, la Lorraine et l’Alsace avant de rejoindre l’Allemagne. Il devrait notamment passer par les villes suivantes : Caen, Sotteville-lès-Rouen, Amiens, Tergnier, Laon, Reims Bétheny, Chalons en Champagne, Vitry le François, Bar le Duc, Toul, Nancy, Lunéville, Sarrebourg, Saverne, Colmar, Mulhouse.

Comme à l’accoutumée, les populations concernées sont laissées dans la plus totale ignorance des risques inconsidérés que ce type de transport de déchets nucléaires leur fait courir. Aucune information officielle n’a été diffusée à deux jours de la circulation du train !

Les élu/es régionaux écologistes constatent une fois de plus le silence officiel qui est la marque de fabrique de l’industrie nucléaire française et le mépris dans lequel les pouvoir publics et les acteurs de la filière nucléaire tiennent nos concitoyens.

Les élu/es écologistes rappellent à nouveau les termes de la Constitution française : « Toute personne a le droit, dans les conditions et limites définies par la loi, d’accéder aux informations relatives à l’environnement détenues par les autorités publiques » ainsi que ceux de l’article L 125-2 du Code de l’Environnement : «  Les citoyens ont droit à une information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. » La filière électro nucléaire ne saurait se soustraire encore une fois à la loi commune.

Dès lors, elles et ils considèrent que tous les habitants des Régions traversées doivent être informés par les pouvoirs publics du passage du train de déchets nucléaires, notamment par le canal des médias grand public ainsi que par celui des élus locaux.

Dans l’attente, et comme elles et ils l’ont déjà fait à l’occasion du passage du « train d’enfer » des 5 et 6 novembre dernier, ils publieront sur les sites webs de leurs groupes d’élus le parcours du train de déchets nucléaires qui traversera leurs régions dans la nuit du 2 au 3 mars.

Elles et ils soutiennent toutes les initiatives associatives non violentes qui jalonneront le parcours du convoi contribuant à sensibiliser les françaises et les français aux dangers inhérents à la production d’énergie nucléaire.

Alors que le développement des énergies renouvelables, notamment solaire et éolienne, est menacé par les décisions du gouvernement français et qu’une hausse sévère des tarifs du gaz mais aussi de l’électricité va à nouveau frapper nos concitoyens, les élu/es écologistes rappellent l’urgence à repenser le modèle énergétique de notre société, ainsi qu’à privilégier la sobriété énergétique et la production d’énergies renouvelables.

Les président/es des groupes Europe Ecologie-Les Verts des Conseils régionaux :

Cécile Duflot (Ile de France) – Mickaël Marie (Basse-Normandie) – David Cormand (Haute-Normandie) – Thierry Brochot (Picardie) – Jean-François Caron (Nord-Pas-de-Calais) – Eric Loiselet (Champagne-Ardenne) – Guy Harau (Lorraine) – Jacques Fernique (Alsace)


Fessenheim : la transparence, maintenant

13 avril 2011

Encore une alerte de sûreté ce lundi à Fessenheim qui a conduit à l’arrêt d’une unité de production. Mais la multiplication des accidents n’a pas empêché EDF de solliciter la prolongation de la durée de vie de la centrale.

Grâce à la vigilance du Réseau Sortir du nucléaire, nous avons également appris que Fessenheim faisait partie des 34 réacteurs sur lesquels une anomalie de sécurité avait été repérée par EDF après 30 ans de fonctionnement ! Une incertitude de 20% des mesures censées garantir la sécurité de l’installation, cela nécessite une explication publique d’EDF et non un rapport rendu en catimini à l’Autorité de Sûreté Nucléaire, cela impose surtout une information des riverains de la centrale.

La plainte de l’Association trinationale de protection nucléaire qui sera examinée par le Tribunal Administratif de Strasbourg ce mercredi est l’occasion de remettre au premier plan les carences et défaillances qui s’accumulent depuis 1977 : le non-respect des rejets de la centrale nucléaire vis-à-vis de la loi sur l’eau et ses modifications, la faiblesse avérée de la centrale face au risque sismique et la dégradation de la culture de sûreté.

Nous entendons donc jouer notre rôle de représentants des citoyens alsaciens en réclamant la transparence sur la production d’énergie nucléaire dans notre Région.

Nous renouvelons notre demande de fermeture de Fessenheim, une mesure qui recueille le soutien de nombreux élus dépassant les clivages partisans.

C’est pourquoi nous soutenons le rassemblement qui se tiendra le mercredi 16 février à 9h30 devant le Tribunal Administratif de Strasbourg.